Aucun officier de police n’est issu de la classe aisée en Haïti, avoue une ouvrière des industries de sous-traitance

26 octobre 2019

Les ouvriers du parc industriel (SONAPI) projettent pour mercredi une manifestation pour exiger le départ du président Jovenel Moise, dont le nom est plusieurs fois impliqué dans la dilapidation des fonds de Petro Caribe, qui, selon les zouvriyèz, ne s’est jamais rangé de leur coté depuis son accession au pouvoir.

Port-au-Prince, samedi 26 octobre 2019 – Invitée samedi à l’émission Ranmase présentée par le journaliste-vedette Jean Monard Mételus, à élaborer davantage le mot de grève et de manifestation lancé par les ouvriers de la SONAPI, pour le mercredi 30 octobre, en plein cœur d’une 7ème semaine « Pays Lock« , une ouvrière syndicalisée a indiqué que « les familles aisées d’Haïti n’enrôlent pas leurs enfants dans la policec’est une fonction uniquement réservée aux gens de la classe moyenne« .

Alors la syndicaliste, en ce sens, invite les policiers haitiens, fils et filles des familles déshéritées et marginalisées de la société et de la classe moyenne avec certains pour parents des « ti machan’n Kwa dè Bosal » et d’autres « ouvriye factori » à cesser de martyriser la population dans le seul but de protéger Jovenel Moise, un président accusé de corruption. Selon elle, « il n’y aura pas une chambre climatisée pour Jovenel Moise au centre pénitentiaire national qui viendra coûte que coûte un jour répondre de ses atrocités sur les manifestants, en particulier des étudiants« .

« Nous demandons à Jovenel Moise de nous accorder une chance pour nous exprimer pacifiquement mercredi tout en revendiquant nos droits d’ouvriers de Sonapi gagnant un salaire de misère de moins de $5 par jour« , a-t-elle souligné sous le regard bienveillant des autres invités à l’émission.

Elle a outre rappelé que le gouvernement en complaisance avec les patrons des industries de sous-traitance, pour éviter toute augmentation réelle et effective du salaire minimum, s’est arrangé pour ne pas doter le pays d’une loi de finance depuis 2018.