By Rezo Nodwes -19 septembre 2021
Croix-des-Bouquets : un policier blessé, l’ultimatum des «400 Mawozo», la prison civile visée – Un ultimatum de 48 heures a été accordé aux résidents de la Croix-des-Bouquets et de ses environs pour déserter la commune. Les «400 Mawozo» projettent de livrer combat aux forces de l’ordre et de réduire la ville à feu et à sang.
Dimanche 19 septembre 2021 ((rezonodwes.com))– La Police nationale d’Haïti (PNH), veut couper court aux rumeurs selon lesquelles plusieurs policiers ont été tués, samedi, lors des affrontements avec des bandits de «400 Mawozo».
Sur la page officielle Facebook de l’institution, il a été informé qu’un policier a été atteint à la main, son état de santé paraît stable, selon la communication.
Dans le camp opposé, aucun détail n’a été fourni à propos de l’intervention policière. Le nommé «Lanmò san jou», chef de file des «400 Mawozo» appelle les résidents de la Croix-des-Bouquets à s’activer dans les prochaines heures pour fuir la commune. Il envisage de riposter aux forces de l’ordre pour se venger de l’attaque survenue au marché communal.
Samedi dès l’aube, il est rapporté que des bandits se mobilisaient pour assainir l’environnement du site du marché communal qui croule sous les ordures depuis des lustres. La PNH alertée par l’opération de ramassage de détritus des bandits, s’était présentée sur les lieux pour repousser les bandits et contrarier les opérations.
Des crépitements automatiques, des affrontements entre policiers retranchés dans un véhicule blindé ont caractérisé l’intervention policière. Des commerçants et passants ont pu s’échapper de justesse des lieux, confient des témoins.
À la Croix-des-Bouquets, le règne des «400 Mawozo» est déprimant. Toutes les activités ont été paralysées à la suite des événements. Il est devenu la norme que des civils lourdement se défilent dans le cœur de la commune, rançonnent des citoyens et terrorisent la population.
La prison civile établie à quelques encablures du marché communal est exposé à la menace constante des gangs.
«Lanmò san jou», et sa troupe envisagent de répandre la violence, de mettre en déroute la PNH et d’accélérer l’effondrement de l’État dans ses symboles.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com





