Mardi 10 décembre 2019 – Le directeur Exécutif du RNDDH (Réseau National de Défense des Droits Humains), Pierre Espérance, au congrès américain, a exposé les liens entre les gangs armés, qui ont opéré des massacres à La Saline et au Bel-Air, avec des autorités du pouvoir Tet Kale 2, toujours en circulation malgré l’ouverture d’une instruction judiciaire depuis près d’un an.
« Je milite dans le secteur des droits humains depuis 30 ans en Haïti. Ce que nous vivons en Haïti, depuis trois ans, nous ne l’avons jamais vécu auparavant », s’est lamenté Espérance, révélant que plus de 180 personnes ont été tuées depuis le début de la crise.
Invité par la sous-commission des Affaires Hémisphériques, Sécurité Civile et Commerciale de la Chambre des Représentants des États-Unis, qui voulait réaliser une évaluation de la politique américaine en Haïti, le militant des droits humains a affirmé que le système judiciaire est pris en otage et est handicapé par l’Exécutif et les parlementaires.
Il a aussi exprimé ses regrets concernant les actions inefficaces de l’USAID et du soutien accordé par l’ambassade américaine au pouvoir en place, au détriment des revendications populaires.
Outre Espérance, d’autres personnalités ont été consultées autour de la crise. Il s’agit de la PetroChallenger de Nou Pap Dòmi, Emmanuela Douyon, Leonie Marie Hermantin de Prodev, Daniel Erickson de Blue Star Stratégies et Antonio Garrstazu, directeur régional de la Branche Amérique latine et Caraïbes de l’IRI (Institut Républicain International).





