Les commerçants de la place, grands et petits, ont déserté les abords du marché communal de la ville rouvert jusqu’à samedi afin de permettre à la population de se ravitailler.
A Saint-Marc, c’est à peu près le déroulement du même scénario. Le nom de Jovenel Moise est partout conspué.
Gonaives, Cité de l’Indépendance – dimanche 10 novembre 2019 – Après avoir lancé une mise en garde aux autorités locales qui, effectivement, s’étaient abstenues lundi dernier de venir assister au Te Deum, le service religieux solennel pour la Saint-Charles, dimanche à la mi-journée, plusieurs centaines de personnes défavorables à la mauvaise gestion du gouvernement de Jovenel Moise, ont gagné les rues aux sons de trompette et de roulements de tambour tout en criant leur ras-le-bol de ce régime qu’ils ont qualifié de « corrompu« .
« Durant tout le parcours des manifestants qui parcouraient les rues de la ville, aucune présence de patrouilles policières n’était observée » a confirmé pour Rezo Nòdwès, un correspondant régional du journal. Citant les déclarations de deux manifestants identifiés comme des leaders du mouvement de la lutte anti-Jovenel Moise basée dans le quartier de Raboto, « la journée de lundi s’annonce catastrophique avec l’ouverture des classes programmée pour lundi par le ministère départemental de l’Education Nationale« .
Avant la manifestation de dimanche qui a rassemblé plusieurs habitants des quartiers de la ville traités en parents pauvres, il est important de rappeler que des tirs d’armes automatiques étaient entendus dans la nuit de samedi à dimanche. Toutefois, les armes se sont tues dimanche pendant tout le déroulement des protestations anti-gouvernementales et la police est restée dans la zone de ses cantonnements.




