L’assassinat de Jovenel Moise, c’est la chronique d’une mort annoncée, révèle l’ex-sénateur Jacques Sauveur Jean

By: Rezo Nodwes 8 juillet 2022

Jeudi 7 juillet 2022 ((rezonodwes.com))— A la recherche de la lumière et de la vérité sur le magnicide du 7 juillet 2021, il existe quelque part en Haiti un citoyen et ancien haut dignitaire de l’Etat dont la collaboration avec la justice haitienne ne serait pas négligeable puisqu’il serait l’un des rares personnages à s’être entretenu avec Jovenel Moise, la veille de sa mort.

C’est comme une chronique d’une mort annoncée, car “le président Jovenel Moise savait qu’il allait mourir”, a confié le sénateur Jacques Sauveur Jean au journaliste-vedette de  »Boukante lapawòl » sur Radio Mega, Guerrier Henry.

Selon M. Jean, également chanteur et entrepreneur dans le Nord-Est, c’est Jovenel Moise lui-même qui a détaillé le plan de son assassinat.

“Les commanditaires avaient seulement besoin de $10 millions pour mettre leur plan à exécution. Cependant ils ont recueilli $15 millions”, a révélé Jacques Sauveur Jean citant les révélations du défunt-président lors de leur dernière conversation.

“Jovenel Moise avait un faible pour les mulatres et il leur a tout donné”, a poursuivi le Sénateur et chanteur qui dit avoir conseillé au président de tout mettre en oeuvre pour éviter qu’un tel plan soit mis à exécution.

“A travers un texte carnivalesque, j’ai dénoncé la répartition des richesses faite par Jovenel Moise aux mulatres, particulierement, les Apaid”, a soulevé Jacques Sauveur Jean définissant ce que Jovenel Moise voudrait dire par “Ti Rès’la pou pèp’la”.

Plus loin, lors de cet entrretien exclusif, quelque douze mois après l’assassinat brutal d’un chef de l’Etat en sa résidence privée, M. Jean a indiqué que l’ex-président Tet Kale PHTK2 n’avait même pas le contrôle de sa servante.

Une déclaration, à l’analyse des faits ayant survenu le 7 juillwt 2021, qui coïncide avec le comportement des policiers de la garde rapprochée du président. Ces policiers, d’habitude lourdement armés et bien entrainés, n’ont même pas tiré un seul coup de feu lors de l’invasion des mercenaires dans la propriété de la famille présidentielle.