By Rezo Nodwes -17 novembre 2021
Dans un communiqué publié ce mardi, l’Organisation des Nations unies (ONU) demande aux autorités dominicaines de surseoir aux expulsions des femmes haïtiennes enceintes,
Le système des Nations Unies en République dominicaine a demandé au gouvernement de suspendre les actions qui violent les droits humains de la communauté haïtienne, en particulier les expulsions de femmes enceintes.
Dans un communiqué, l’ONU s’est dit consciente de la complexité de la situation en Haïti et de son impact possible sur le pays, ainsi que de l’inquiétude de la société dominicaine face à l’aggravation de cette crise.
En outre, l’organisation a reconnu la souveraineté de l’État dominicain en matière de gestion et de contrôle des frontières et des migrations, et comment elle collabore à cet égard depuis de nombreuses années dans le respect des normes et conventions internationales.
Cependant, ajoute le communiqué, « nous nous permettons d’exprimer notre inquiétude face aux actions menées récemment dans diverses régions du pays par les autorités, qui mettent en danger l’intégrité physique et la vie, principalement des femmes enceintes, qui cherchaient ou même déjà ils ont reçu des soins dans les centres de santé et les hôpitaux.
« Ces comportements violent le processus établi dans les protocoles nationaux et les conventions et normes internationales qui interdisent l’expulsion des femmes enceintes, des nourrissons, des personnes âgées et des malades.
La semaine dernière, les autorités de l’immigration de cette nation ont entamé une campagne de détention et d’expulsion du pays des femmes haïtiennes enceintes, qui bien que la loi l’habilite à procéder à des expulsions automatiques d’étrangers en situation irrégulière, la réglementation de cette norme interdit expressément la détention femmes enceintes.





