By Rezo Nodwes -20 août 2021
Vendredi 20 août 2021 ((rezonodwes.com))–
Intervenant à la session extraordinaire du conseil Permanent de l’Organisation des États Américains (OEA) sur la crise humanitaire post-séisme en Haïti, le premier ministre de facto, Ariel Henry, a affirmé que face à la situation résultant du séisme du 14 août 2021, son gouvernement a pris ses responsabilités.
Le premier ministre de facto, catapulté à la tête du pays par les ambassadeurs du Core Group et de l’OEA, a présenté un récit romancé de la réalité des zones sinistrées, en mettant à son actif une visite sur le terrain pour constater de visu les effets du cataclysme sur la population et cette partie du territoire.
»J’ai rencontré une vieille dame assise devant sa maison complètement détruite, elle avait perdu sa fille dans l’effondrement de la maison, mais elle avait recommencé un petit commerce dans la rue, car elle voulait se prendre en charge et ne dépendre de personne », a raconté le neuro-chirurgien, faisant l’impasse des récriminations de la plupart des habitants des communes qui se plaignent de n’avoir pas vu, plusieurs jours après la catastrophe, l’ombre de l’État haïtien.
Illégal et illégitime, mais se sentant confortable avec l’appui sans réserve des blancs, Ariel Henry promet déjà à l’international que des élections »libres et transparentes » seront organisées »dans les plus brefs délais ».
»J’ai pris l’engagement de tout mettre en œuvre, pour remettre mon pays sur les rails d’une démocratie fonctionnelle », s’est-il vanté, comme avant lui, Claude Joseph, cavalièrement révoqué par ses patrons blancs et Jovenel Moïse, livré par son parrain, selon Gabriel Fortuné, et tué par ceux envers qui il était loyal.
Ariel Henry se frotte les mains en évoquant les perspectives d’avenir. Car, pensant déjà à la fin de la phase d’urgence (qui a généré des millions mais qui n’a même pas encore commencé pour la plupart des sinistrés), Dr Henry se projette déjà dans un futur prometteur et veut commencer d’ores et déjà à réfléchir à la reconstruction.
Après les millions, viendront s’engloutir les milliards, assurément!





