04 octobre 2018
L’ambassadeur de l’UE au milieu des membres des organisations civiles et du représentant du GM
Le Groupe médialternatif (GM), de concert avec le consortium regroupant le Groupe de volontariat civil (GVC), le Groupe de promotion de la sécurité alimentaire et le développement (GPROSAD) et le Conseil haïtien des acteurs non étatiques (CONHANE), a procédé, le mercredi 3 octobre 2018, aux Gonaïves, au lancement officiel d’un projet intitulé : « Toujou pi fò ansanm ». Par ce projet, l’objectif visé est de contribuer au renforcement de la construction démocratique pour une société plus équitable et une meilleure qualité de vie dans toutes les 17 communes du département de l’Artibonite.
En présence des autorités locales du département de l’Artibonite, de la société civile de diverses collectivités dudit département, d’une délégation de l’Union européenne (UE) dirigée par l’ambassadeur Vincent Degert, un nouveau projet vient d’être lancé dans la cité de l’Indépendance. Dénommé: « Toujou pi fò ansanm », ledit projet, qui est lancé le mercredi 3 octobre 2018, dans la municipalité des Gonaïves, s’inscrit dans le processus de construction démocratique déjà développé dans le département de l’Artibonite, en renforçant l’interaction entre les organisations de la société civile et les autorités locales.
Étendu sur une période de 3 ans, allant du juin 2018 au mai 2021, ce projet concerne toutes les 17 communes de l’Artibonite. Le but de ce projet, c’est de permettre la population locale de mieux jouer son rôle en tant que force motrice de développement et travailler avec les autorités locales pouvant leur permettre d’améliorer leurs capacités d’écoute et de transparence. Estimé à un coût total de 1.054.923.70 d’euros, d’après les informations communiquées, l’UE a financé ce projet à 90 %, soit 949.431.33 d’euros.
Conduit par le Groupe Média Alternatif (GM) en tant que chef de file, à travers ce présent projet qui est mis en oeuvre par le Consortium réunissantles organisations de la société civile (OSC), les autorités locales du département de l’Artibonite et l’OSC s’engagent ensemble comme protagonistes de la construction démocratique pour une société plus équitable et une meilleure qualité de vie.
Dans le département de l’Artibonite, la faiblesse de la société civile en termes d’incidence politique et le manque de décentralisation de l’État ont déterminé l’élaboration de politiques qui ne correspondent pas aux besoins réels de la population. De ce fait, d’après le coordonnateur national du Groupe de volontariat civil (GVC), Leonel Cetoute, dans le cadre de ce projet, on prévoit d’utiliser plusieurs méthodes de communication et de plaidoyer adressées à la population locale afin de la sensibiliser comme acteur central de développement et aux autorités locales pour améliorer leurs capacités d’écoute et de transparence.
Ainsi, la stratégie qui sera mise en place, informe-t-il, sera celle de consolider les plateformes communales et le réseau départemental (REPOSCA) représentatifs des organisations de la société civile (OSC). Aussi, dans l’idée d’assurer la mise en place des mécanismes de concertation et l’élaboration des plans communaux de développement, prévoit-on dans ce projet des séances de formation au profit des OSC et des autorités locales.
L’homme fort du Groupe médialternatif (GM), dans ses propos de circonstance, Godson Pierre, s’est réjoui d’avoir lancé ce projet aux Gonaïves. D’après lui, le projet « Toujou pi fò ansanm » s’inscrit dans une dynamique de contribuer au renforcement de la construction démocratique pour une société plus équitable et une meilleure qualité de vie. Ensuite, il a souligné que ce projet entend renforcer l’interaction entre les organisations de la société civile et les autorités locales de tout le département de l’Artibonite, tout en favorisant la participation efficace dans le département afin de rendre effectif le développement local, dit-il.
En outre, le journaliste senior, Godson Pierre, a mentionné que le projet « Toujou pi fò ansanm » sera axé sur la communication publique, le plaidoyer et la planification participative au niveau communal, intercommunal et départemental.
Pour sa part, l’ambassadeur Vincent Degertaffirme que l’UE donne beaucoup d’importance à ce projet, car, informe-t-il, via ce nouveau projet, les concepts comme :développement local, le développement régional, le partenariat et le dialogue entre les acteurs locaux et la société civile seront au centre des échanges.
De plus, M. Degert a indiqué que par l’entremise du projet « Toujou pi fò ansanm », un ensemble d’activités seront réalisées dans la cité de l’Indépendance dans l’idée d’aider à élaborer des plans de développement communaux et définir des prioritaires de ce département.
À souligner que dans le cadre de ce projet, les responsables, d’une part, veulent impliquer 17 plateformes communales du département de l’Artibonite, 250 autorités locales (maires, ASEC et CASEC), les comités de développements (CDC) et les tables de concertations pour que la population de l’Artibonite devienne plus consciente de ses responsabilités, ses droits et devoirs comme acteur central de développement, à travers des dynamiques culturelles et le plaidoyer. Et d’autre part, permettre aux autorités locales du département de l’Artibonite de développer une meilleure capacité d’écoute, qu’elles établissent et institutionnalisent des mécanismes d’échanges d’informations publiques, d’interaction et de transparence.
Peterson Jean Gilles





