Un haitiano-américain risque 10 ans de prison pour avoir tenté d’expédier une cargaison d’armes vers Haïti

15 octobre 2018 Rezo Nodwes

Un habitant d’une banlieue de Chicago, originaire d’Haïti, reconnu coupable d’avoir tenté d’exporter illégalement des armes à feu et des munitions vers Haïti

Chicago, lundi 15 octobre 2018 ((rezonodwes.com))– Patrick Germain, 45 ans, d’Evanston, dans l’Illinois, a plaidé coupable à un chef d’accusation d’exportation d’armes à feu en toute connaissance de cause et de manière frauduleuse, en violation des lois et des règlements des États-Unis.

Germain a admis qu’en 2016, il prévoyait d’exporter illégalement 16 armes de poing, cinq fusils de chasse, un fusil et des munitions d’Evanston vers Haïti via Miami, en Floride. Germain a construit un conteneur en contreplaqué, l’a rempli de pistolets et de munitions, puis l’a caché à l’intérieur d’une camionnette. Le conteneur a ensuite été livré à une compagnie de transport maritime à Miami, mais a été saisi avant d’être transporté en Haïti.

Il avait ainsi illégalement tenté d’exporter près de deux douzaines d’armes à feu et de munitions en provenance d’Illinois vers Haïti.

Germain a acheté en juin 2016 les armes à feu et les munitions à des revendeurs situés dans l’Illinois. Il a également acheté trois véhicules, y compris la fourgonnette qu’il utilisera plus tard pour transporter les armes à feu et les munitions. Il a ensuite engagé une société de l’Illinois pour livrer les trois véhicules à Miami, après avoir pris des dispositions pour qu’une société de transport maritime de Floride les transporte en Haïti.

Lorsque la société de l’Illinois a demandé pourquoi la charge semblait excédentaire, Germain a expliqué au conducteur que le poids était dû aux meubles situés à l’arrière. Germain a également induit la compagnie maritime de Floride en erreur en ne leur notifiant pas que la cargaison était remplie d’armes à feu et de munitions, conformément à l’accord de plaidoyer.

Le plaidoyer de culpabilité a été inscrit mardi devant un tribunal fédéral à Chicago. Il est passible d’une peine maximale de dix ans de prison. La juge américaine Joan Humphrey Lefkow, du district, a fixé la date à laquelle la peine sera prononcée au 29 janvier 2019.