Week-end sanglant en Haïti – Réouverture des classes : Youri Latortue appelle à la responsabilité du pouvoir

1 décembre 2019

« IL REVIENT AU POUVOIR DE FAVORISER UN CLIMAT PROPICE À LA REPRISE DES ACTIVITÉS SCOLAIRES », A DÉFENDU LE CHEF DE FILE DE AYITI AN AKSYON.

Port-au-Prince, dimanche 1er décembre 2019 – L’opposition politique nie sa responsabilité dans la paralysie des activités scolaires dans plusieurs villes du pays. Le dirigeant du parti Ayiti an Aksyon, également signataire de l’Alternative consensuelle pour la refondation de la nation, qui réagissait sur le dossier, met en cause l’incompétence des autorités gouvernementales à garantir la sérénité, facteur indispensable à la réouverture des classes.

‘’J’ai déjà répondu à cette question. Il ne revient pas à l’opposition de s’engager dans la relance des activités scolaires. Le gouvernement est le principal responsable dans l’état actuel des choses. Peut-on courir le risque d’envoyer ses enfants à l’école, dans un contexte ou l’État peine à garantir la sécurité des citoyens ?’’, s’est questionné l’élu de l’Artibonite.

Le dysfonctionnement des écoles né des troubles sociopolitiques dans la capitale et des villes de provinces préoccupe au plus haut point des acteurs du système éducatif.

La semaine dernière les dirigeants de l’Union des Parents d’Élèves progressistes d’Haïti (UPEPH) ont exprimé leurs inquiétudes face au comportement des autorités au ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle ayant fait peu de cas des difficultés pour les enseignants et les élèves à reprendre le chemin des classes.

‘’C’est inimaginable que depuis plus de 2 mois, les portes des écoles sont encore gardées fermées et personne ne s’en soucie guère’’, s’est indigné le syndicaliste.

Soulignons que la première fois, l’année académique scolaire a connu des jours de classe manquants, remonte au 28 novembre 1985. Les portes des écoles privées, congréganistes et publiques étaient gardées fermées du 28 novembre 1985 au 7 février 1986, date à laquelle le dictateur Jean-Claude Duvalier a mis fin au régime totalitaire né des élections frauduleuses d’octobre 1957 organisées par l’armée d’Haïti.

Hervé Noël

vevenoel@gmail.com