Pérou-Corruption: Après avoir passé 9 mois en prison, l’ex-président Humala en passe d’être « libéré »

Pérou-Corruption: Après avoir passé 9 mois en prison, l’ex-président Humala en passe d’être « libéré » post thumbnail image

Placés depuis mi-juillet 2017, en détention préventive sous l’accusation de présumé blanchiment d’argent, l’ancien couple présidentiel péruvien Ollanta Humala y Nadine Heredia recouvrent instantanément leur liberté, mais resteront toujours à la disposition de la justice de leur pays enquêtant sur un possible « argent sale » injecté dans les campagnes électorales présidentielles de 2006 et de 2011

Lima, vendredi 27 avril 2018 ((rezonodwes.com))-L’ex-président Humala et son épouse doivent bientôt leur liberté à une décision de la Cour Constitutionnelle qui a révoqué jeudi la décision du procureur de les placer en détention préventive à la mi-juillet 2017.

En effet, la Cour Constitutionnelle de Pérou a décidé à la majorité (4 voix pour et 3 votes contre) d’annuler l’ordonnance de détention préventive contre Ollanta Humala et Nadine Heredia, tous deux privés de liberté pendant neuf longs mois.

L’ancien chef d’Etat péruvien Humala (2011-2016) avait déposé une requête en habeas corpus demandant l’annulation de son emprisonnement, car jusqu’à présent, ni lui ni sa femme, Nadine Heredia, n’ont été formellement accusés par le Procureur alors qu’ils font toujours l’objet d’enquête pour présumé blanchiment d’argent en rapport direct avec la firme de construction brésilienne Odebrecht.

«Tous les Péruviens ont le droit d’être jugés pendant qu’ils sont en liberté, et la détention préventive ne peut être une condamnation rapide« , a déclaré Alberto Otárola, avocat de l’ex-couple présidentiel Humala-Heredia.

Rappelons qu’en juillet dernier dans le cadre de cette enquête, le juge Richard Concepción Carhuancho a ordonné 18 mois de détention préventive contre les deux ex-dignitaires de Lima, pour présumé blanchiment d’argent.

Il est à noter qu’en 2016, Odebrecht a reconnu devant un tribunal de New York avoir versé des millions de dollars de pots-de-vin pour remporter des appels d’offres pour l’exécution d’importants travaux d’infrastructures publiques, au Pérou, sous les gouvernements des présidents Toledo, Alan García et Humala entre 2001 et 2016.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *